Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Partir étudier à l'étranger

Un étudiant sur quatre réalise aujourd'hui un séjour à l'étranger pour ses études(1) ! Derrière cet engouement à suivre une partie de son cursus ou un stage au-delà des frontières, on trouve de multiples motivations : la pratique d'une langue, l'ouverture aux autres et à un autre mode de vie, mais aussi un atout à mettre bien en évidence sur son CV.

Trouver le cadre

L'idéal consiste à intégrer cette aventure dans un vrai parcours de formation. Pour trouver la bonne formule, questionnez d'abord votre établissement sur ses accords avec d'autres établissements d'enseignement supérieur à l'étranger.

Etudier en Europe

Lorsque l'on envisage un séjour d'études en Europe, on pense immédiatement au programme d'échanges Erasmus qui facilite grandement la mobilité étudiante. En effet, le nouveau programme Erasmus+, qui regroupe les anciens programmes européens, rend particulièrement accessibles les pays d'Europe et permet chaque année à plus de 26 000 Français (étudiants, apprentis ou jeunes actifs etc.) de partir étudier ou faire un stage dans plus de 30 pays(2). Erasmus vous permet de valider une partie de votre cursus d'études à l'étranger (entre 3 mois et 1 an) tout en restant étudiant de votre université d'origine. Il s'agit donc d'un programme d'échanges uniquement, vous ne serez ni inscrit dans l'université d'accueil, ni titulaire d'un diplôme de cette université. Le plus souvent, l'expérience Erasmus dure un ou deux semestres au niveau de la licence, pour des raisons d'équivalence européenne. Il a deux atouts essentiels : vous ne payez pas les frais de scolarité de l'université d'accueil (grâce au statut d'étudiant européen et parce que vous payez les droits de scolarité français) et les études sont reconnues partout en Europe. Mais comme il s'agit d'un programme d'échanges, il faut savoir que les places sont limitées et que seuls les meilleurs pourront vraiment choisir leur destination ; les autres se rabattront sur des destinations moins prisées.

Les conditions d'admission : l'Union européenne a mis en place un système permettant de faciliter la mobilité étudiante, il s'agit des crédits ECTS (European Credits Transfer System). En France, une année d'études validée correspond à 60 crédits. Mais attention, l'obtention de crédits ECTS en France n'implique pas la reconnaissance automatique de vos années d'études par l'université étrangère, seule cette dernière décide de leur validation.

Etudier hors de l'Europe

Hors mobilité européenne, il existe bien d'autres dispositifs selon vos études et vos projets. Les États-Unis, le Canada et maintenant le Japon et l'Australie sont des destinations en vogue. Le plus simple consiste alors à faire confiance aux partenariats qui existent entre votre école ou votre université et les établissements dans ces pays, en gardant bien présent à l'esprit le budget dont il faudra disposer. Vous devez également vous poser la question de la qualité de cette formation. L'un des éléments qui peut être un premier indicateur est le nom de l'établissement. En effet, dans la plupart des pays, l'appellation Université est conditionnée au respect d'une charte de qualité (notamment la qualification des enseignants), ce qui n'est pas toujours le cas pour les écoles privées.

Les conditions d'admission : l'acceptation de votre dossier dépend le plus souvent des équivalences obtenues au regard de votre niveau d'études. La réforme LMD (Licence Master Doctorat), prévue au départ pour la construction de l'Espace européen de l'Enseignement supérieur, a aussi grandement facilité les questions d'équivalences pour les études hors Europe. Il est donc préférable de partir à l'étranger après avoir validé un cycle complet (après le bac, après une licence ou après un master). À noter, certains pays reconnaissent des équivalences aux bac+2 type BTS ou DUT (par exemple l'Australie).

Séjours linguistiques dans le Monde

Si l'objectif majeur de votre séjour à l'étranger est le perfectionnement de la langue, vous pouvez faire le choix d'une formation linguistique dans le pays et profiter ainsi des avantages de l'immersion totale. Ce type de séjour est également fortement recommandé si vous souhaitez étudier à l'étranger mais que votre niveau en langues n'est pas suffisant. Dans ce cas, vous pouvez prévoir une arrivée sur place anticipée par rapport à la date de rentrée universitaire. Les formations linguistiques peuvent être intensives ou à temps partiel (de 10 à 30 heures par semaine). Certains établissements proposent des formations de langue spécialisées par secteur d'activité ou domaine d'études (par exemple Business English pour ceux qui souhaitent perfectionner leur anglais professionnel). Pour être une véritable valeur ajoutée sur votre CV, il peut être intéressant de conclure ce séjour linguistique par le passage d'un test international type TOEFL ou IELTS.

Les conditions d'admission : l'un des points forts de ces formations est leur flexibilité notamment dans les critères d'admission et ce quelle que soit votre maîtrise de la langue ou votre niveau d'études.

Calculer son budget

Une bonne préparation permettra de vivre plus sereinement l'expatriation, avec une composante majeure : le montage financier du projet. Une récente enquête(3) résume bien le dilemme : 74 % des parents aimeraient voir leurs enfants partir étudier à l'international, mais plus de 50 % regrettent de ne pas avoir commencé à épargner plus tôt. Et il est vrai qu'une expérience internationale a un coût très lourd, une fois additionnés le coût de la vie sur place (logement, nourriture, sorties, vie quotidienne, etc.), les frais de voyage, de transports et de scolarité.

Concernant les destinations les plus prisées des jeunes Français, qui jouxtent logiquement nos frontières, l'Angleterre arrive en tête des souhaits(4), mais aussi des coûts avec une moyenne de 30 000  € annuels pour couvrir les frais de scolarité et de vie. Puis viennent l'Espagne et l'Allemagne, avec de 1 000 à 2 000  € de frais de scolarité annuels, auxquels il convient d'ajouter de 500 à 800  € par mois pour vivre dans le pays(5). Les frais de scolarité varient d'un pays à l'autre. À titre d'exemple, comptez 10 000 € pour une année universitaire en Australie, 12 000 € pour le Canada et 15 000 € pour les Etats-Unis. Le coût d'un séjour linguistique, lui, se calcule généralement à la semaine et varie légèrement en fonction de la destination, en moyenne comptez 200 € par semaine.

Pour alléger leur budget, la plupart des étudiants prévoient d'avoir un « petit job » sur place en parallèle de leurs études. Dans ce cas, vérifiez que le visa étudiant du pays vous autorise à travailler. Les besoins de financement diffèrent beaucoup d'une destination à l'autre et de la formule par laquelle vous partez. Vous devez analyser toutes les sources de financement possibles pour rassembler le maximum d'argent : vos économies, l'aide familiale, les bourses, la banque.

Faire le tour des aides

Pour vous aider, il existe quantité d'aides et de bourses qu'il va falloir cibler tant l'offre est importante et les critères variés. Plus l'étudiant est avancé et spécialisé dans ses études, plus les aides sont nombreuses, émanant aussi bien des Ministères (éducation et affaires étrangères), que des universités, laboratoires de recherche, entreprises, fondations ou même de certains pays. Si vous pensez être éligible, ne négligez pas la demande de bourse sur critères sociaux auprès du Crous de l'université (cumulable avec une bourse Erasmus+) et sollicitez les collectivités territoriales (Conseil régional, Conseil départemental, Chambre de Commerce, etc.). Contrairement à une idée reçue, les aides pour des études hors de l'Hexagone ne sont pas réservées aux seuls étudiants boursiers et sont parfois cumulables. Mais la plupart d'entre elles sont à considérer comme un coup de pouce pour financer un séjour qui dure en moyenne 6,3 mois pour des études et 4,3 mois pour un stage(6).

Les différentes aides

L'allocation Erasmus

Le programme Erasmus Mundus

Le programme Léonardo da Vinci

Les bourses du Ministère des Affaires étrangères

Les bourses de mobilité internationale sur critères sociaux du Ministère de l'Éducation Nationale

Si l'effort s'avère encore trop lourd, il est évidemment possible de compléter le montage par un emprunt(7).

Pensez aux derniers préparatifs

Derniers conseils pratiques avant de boucler ses valises : mettez en place une couverture santé étudiante et les assurances indispensables pour éviter les frais imprévus sur place ou en cas de rapatriement. Ainsi que des moyens de paiement et de communication adaptés au pays d'accueil, pour ne pas supporter plus tard des frais largement évitables. Avant de partir à la conquête du monde, découvrez ce site rempli d'informations utiles : http://decouvrirlemonde.jeunes.gouv.fr/.

Votre protection sociale

Pour faire face à toute éventualité, vous avez besoin d'une protection sociale et d'une couverture complémentaire santé. Le coût de la médecine est très différent d'un pays à l'autre et peut être nettement supérieur au coût de la médecine française. Se soigner à l'étranger peut coûter cher et se faire ensuite rembourser de ses frais en France s'avérer une vraie galère. Vous devez donc veiller à avoir une protection sociale efficace.

Votre couverture sociale doit être composée de 2 éléments :

  • La Sécurité sociale obligatoire : commencer par contacter votre centre de Sécurité sociale pour voir s'il couvre votre situation. S'il ne vous couvre pas, vous pouvez vous renseigner auprès de la Caisse des Français à l'Etranger (CFE).
  • La complémentaire santé qui complète les remboursements de la Sécurité sociale. Si vous en avez une en France, vérifiez qu'elle couvre bien votre séjour à l'étranger (le tarif est généralement plus élevé que si vous restiez en France).

La Carte Européenne d'Assurance Maladie

La carte européenne d'assurance maladie (CEAM) atteste de vos droits à l'assurance maladie en Europe, lors d'un séjour temporaire dans un Etat membre de l'Espace économique européen, elle vous permet de bénéficier de la prise en charge des soins médicaux. La CEAM est délivrée par votre caisse d'assurance maladie. C'est une carte plastique non électronique distincte de la carte Vitale. Elle est gratuite et valable au maximum un an. Il est conseillé de la demander un mois avant votre départ. Une fois sur place, grâce à votre CEAM, vos frais médicaux sont pris en charge dans les mêmes conditions que pour les assurés du pays qui vous accueille : soit vous n'avez pas besoin de faire l'avance des frais médicaux ; soit vous êtes remboursé sur place, par l'organisme de sécurité sociale du pays.

Vos assurances

Être bien protégé avant de partir est essentiel et indispensable. De quoi avez vous besoin en partant ?

  • Une convention d'assistance en cas de rapatriement, visite d'un membre de la famille en cas d'hospitalisation, assistance juridique, etc.
  • Une assurance responsabilité civile en cas de dommages causés à autrui.
  • Une assurance habitation pour votre futur logement.

Vos opérations bancaires

Pourquoi garder uniquement votre compte bancaire français ?

  • Vous évitez les démarches administratives d'ouverture de compte à l'étranger et les frais qu'elles engendrent.
  • Vous ne restez que quelques mois dans le pays et votre compte français est suffisant pour les opérations que vous devez effectuer.
  • Vous partez dans un pays de la zone euro.
  • Vous conservez les avantages acquis dans votre banque.

Pourquoi ouvrir un compte dans le pays d'accueil ?

  • Vous restez assez longtemps dans le pays d'accueil (6 mois et plus), c'est plus simple (surtout si votre établissement d'accueil a signé un partenariat avec une banque).
  • Vous faites un stage ou vous avez un petit job sur place et le paiement s'effectue par chèque ou par virement.
  • Vous avez besoin d'un chéquier, pour payer votre loyer dans certains pays par exemple.
  • Vous évitez les frais de retrait et de paiement lorsque vous utilisez votre carte française.

Une plus grande sécurité pour vos comptes à l'étranger à l'aide de quelques informations

Prenez le réflexe de nous indiquer la période et la destination de vos voyages, vous nous aiderez à mieux prévenir la fraude à la carte bancaire. Notamment lorsque vous vous déplacez hors d'Europe, votre conseiller pourra ainsi vous assurer sécurité et confort d'utilisation de votre carte de paiement. Hors des périodes renseignées, il saura réagir plus rapidement en cas d'utilisations frauduleuses de vos moyens de paiement.

Votre banque est aux côtés des jeunes même à l'étranger

Un budget équilibré

Le conseiller Crédit Mutuel étudiera avec vous les meilleures solutions pour financer(8) le projet de votre enfant. Il pourra aussi lui remettre une lettre garantissant ses capacités financières auprès de son université ou école d'accueil(9).

Des opérations bancaires gratuites

Avant le départ, renseignez-vous sur l'Eurocompte Expat, pour avoir l'esprit tranquille à l'étranger.

Les frais de santé remboursés

Une assurance est indispensable pour couvrir les frais de santé souvent très élevés à l'étranger, le Crédit Mutuel vous propose la complémentaire Santé Jeunes à l'étranger(11) qui inclut de nombreux services.

  • (1) Source : Observatoire National de la Vie Etudiante, Enquête conditions de vie des étudiants (2013).
  • (2) Source Erasmus+
  • (3) Étude « Value of Education » réalisée par Ipsos en janvier 2014 auprès de 4 592 parents ayant au moins un enfant âgé de moins de 23 ans.
  • (4) Source : OVE, Enquête conditions de vie des étudiants (2013).
  • (5) Source : Eurypedia 2012-2013 pour les pays européens.
  • (6) Source : EC Erasmus Statistics 2013-14.
  • (7) Après étude et sous réserve d'acceptation du dossier.
  • (8) Après étude et sous réserve d'acceptation de votre dossier.
  • (9) Mise à disposition des lettres sous réserve d'acceptation par la Caisse de Crédit Mutuel.
  • (10) Les avantages tarifaires sont réservés aux jeunes de moins de 26 ans détenteurs d'un Eurocompte Jeune. Gratuité pendant votre séjour et dans la limite d'un an maximum. Dans tous les distributeurs, quelle que soit la banque. Hors frais éventuels de correspondant étranger. À partir du 5e retrait, les retraits sont payants au tarif de 3,30 € + 2,25 % du montant, avec un maximum de 8,18 €. Aucuns frais d'émission de virement ne seront facturés par le Crédit Mutuel dans le cadre de cette offre, sous réserve que les données obligatoires (code BIC, IBAN, BBAN) soient complètes et bien remplies.
  • (11) Offre proposée aux jeunes de moins de 31 ans. La complémentaire santé peut être souscrite seule ou dans le cadre d'une offre globale sur une durée de 1 à 12 mois. La cotisation est fonction du pays de résidence et de la durée de souscription. Voir conditions en Caisse de Crédit Mutuel. Voir conditions en Caisse de Crédit Mutuel.