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L'épargne salariale : décryptage

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L'épargne salariale : décryptage

Près de 9 millions de salariés sont aujourd'hui couverts par un dispositif d'épargne salariale selon la Dares*. Surtout présente dans les moyennes et grandes entreprises, l'épargne salariale peut prendre deux formes : la participation (une fraction des bénéfices de l'entreprise) ou l'intéressement (qui dépend de ses résultats).

Ces dispositifs concernent tous les salariés de l'entreprise. Pour pouvoir en bénéficier, il faut qu'un accord ait été conclu, qui détermine à la fois les modalités de calcul et les conditions de versement. En 2014, le montant moyen de l'intéressement s'est élevé à 1 673 € contre 1 301 €, en moyenne, pour la participation. Il s'agit donc d'un complément de salaire non négligeable.

Le salarié a le choix entre deux possibilités : sur demande il peut retirer les sommes attribuées (dans les 15 jours à compter de leur perception), à défaut elles sont versées sur un plan (PEE ou PERCO).

L'épargne salariale est alors bloquée. L'entreprise peut effectuer des versements complémentaires sur le PEE ou le PERCO de ses salariés. En 2014, cet abondement s'est établi en moyenne à 481€ pour les PERCO et 661€ pour les PEE.

Enfin, l'épargne salariale est exonérée de cotisations sociales salariales. Quant au versement employeur et aux gains perçus, ils ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu. En contrepartie les sommes restent bloquées (5 ans pour le PEE et jusqu'au départ en retraite pour le PERCO à l'exception des possibilités de déblocage anticipé). Et depuis la Loi de rénovation de la démocratie et de réforme du temps de travail de 2008, votre Compte Épargne Temps (CET) peut désormais contribuer directement à l'épargne retraite. Autant d'arguments qui font de l'épargne salariale un excellent placement retraite.

* Direction de l'Animation de la Recherche, des Études et des Statistiques du Ministère du Travail.