Auto : diesel, hybride, électrique, essence... que choisir ?

L'Europe a ouvert l'offensive avec une réglementation stricte en termes d'émission de gaz polluants. Est-ce pour autant la fin du diesel et de l'essence ?

L'enjeu de l'éco-mobilité

La bataille de l'éco-mobilité entre les constructueurs a été lancée officiellement au Mondial de l'Automobile de Paris en octobre dernier.

Renault avait alors marqué un grand coup en annonçant l'autonomie de la Zoé portée à 400 km. Pour 1 500 euros de plus, il est désormais possible de rouler à l'électrique sans craindre de tomber "en rade" au prochain carrefour.
Lui emboîtant le pas, les constructeurs allemands notamment, ont annoncé la fabrication de leur propre véhicule électrique avec des autonomies alléchantes.
Audi lancera son e-Tron quattro avec une autonomie de 500 km l'an prochain. Mercedes a lancé un plan à trois ans baptisé EQ pour atteindre une autonomie à 600 km. Idem pour Volkswagen avec son ID à 600 km ou sa Golf électrique dont la portée est étendue à 300 km.

La bataille est en marche, mais pour l'heure Zoé reste leader, et pendant encore quelques années, sur un marché encore anecdotique (1 % seulement !) et donc à fort potentiel de croissance.

L'hybride : 15 % de part de marché d'ici à 2020

Dans le même esprit de véhicules dits "propres", les constructeurs européens prennent la voie de l'hybride, bien après le Japonais Toyota qui a, le premier, imaginé ces véhicules à double énergie. La part de marché de l'hybride en France est encore faible (3 %) mais, selon le cabinet Xerfi, elle devrait atteindre 15 % en 2020. Pourquoi ? Parce que les politiques françaises et européennes livrent un vrai combat contre l'émission des gaz polluants. À l'horizon 2021, les véhicules ne devront pas émettre plus de 80 mg/km de NOx (oxyde d'azote), contraignant les constructeurs à développer des systèmes de dépollution ultra performants et onéreux, dont le coût se répercute sur l'acheteur...

Et la France va encore plus loin dans son combat contre le diesel. Elle qui avait pourtant mené une vraie politique d'encouragement au diesel durant des décennies dès 1990 avec son bonus-malus.
Résultat : la France consomme cinq fois plus de diesel que les autres pays européens. Aujourd'hui, revirement de situation, l'État mène le combat inverse en voulant chasser le diesel de ses routes. Paris la première, la maire Anne Hidalgo ayant lancé un plan d'attaque jusqu'en 2020 pour sortir le diesel de Paris intra-muros.

Des mesures contre le diesel

Dans le détail, l'État a pris des mesures contraignantes. Déjà en taxant le diesel, un centime par litre et par an jusqu'en 2020, tandis que la taxe sur l'essence baisse. Ensuite avec la mise en place des vignettes Crit'air. Ce certificat de qualité de l'air vise à identifier les véhicules en fonction de leurs émissions polluantes.
Objectif : permettre aux forces de l'ordre de repérer au premier coup d'oeil les véhicules polluants en cas de pic de pollution.
La vignette Crit'air ne s'applique pour l'instant que pour circuler à Paris intramuros, Lyon-Villeurbanne et Grenoble. Cependant d'autres zones à circulation restreinte en France prévoient son instauration à des conditions qu'elles détermineront.

On distingue 6 classes en fonction de la motorisation et de l'âge du véhicule, dont une réservée aux véhicules électriques "zéro émission moteur" :

Là où le bât blesse pour le diesel, c'est que même les véhicules récents, immatriculés après 2011, ne peuvent obtenir le sésame violet et sont immédiatement rétrogradés au Crit'air jaune ! Avec toutes ces mesures mises bout à bout, le diesel perd du terrain dans le coeur des Français. De 72 % des ventes en 2013, il est passé à 57 % en 2015 et pourrait passer sous la barre des 50 % en 2020 ! Effet boule de neige : les modèles diesel sur le marché de l'occasion se vendent moins bien (et moins chers) que l'essence.

Quel véhicule choisir ?

Pour ne pas se tromper dans son achat, mieux vaut retenir quelques critères de base pour bien orienter son choix.

Le diesel reste rentable pour les automobilistes qui parcourent plus de 15 000 km par an, essentiellement sur routes et autoroutes. Pour ceux qui s'inquiètent pour l'avenir de la planète, rappelons que les moteurs essence émettent environ 25 % de CO2 en plus que les moteurs diesel, gaz ayant un impact certain sur le réchauffement climatique.
Et Renault, par exemple, n'a pas dit son dernier mot en injectant 1,2 milliard d'euros pour des moteurs diesel plus performants et surtout moins polluants.

Pour ceux qui roulent à la fois en ville et sur route, mais moins de 10 000 km par an, mieux vaut prendre une essence. Au-delà de 15 000 km, avec une utilisation mixte de la route, les modèles hybrides essence-électrique ou diesel-électrique sont les plus appropriés.

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Bonus écologique

Ce qui freine souvent les consommateurs, c'est le coût à l'achat d'une voiture hybride ou électrique. En 2015, toujours dans l'esprit de son combat contre le diesel, l'État a mis en place un "Bonus écologique", reconduit en 2017, en complément du bonus déjà existant. Ce qu'on gagne ? 10 000 euros pour l'achat ou la location d'un véhicule neuf émettant jusqu'à 20 g de CO2/km (voiture électrique), constitués du bonus écologique existant augmenté de la prime à la conversion et 3 500 euros pour l'achat ou la location d'un véhicule neuf émettant de 21 à 60 g de CO2/km (voiture hybride rechargeable), constitués du bonus écologique existant augmenté de la prime à la conversion. En échange, vous mettez à la casse votre véhicule diesel mis en circulation avant le 1er janvier 2006.

Si nous avons tous en main des moyens pour lutter contre la pollution de l'air, qui serait responsable de la mort de 48 000 personnes chaque année en France, rappelons toutefois que les émissions polluantes de l'automobile représentent 15 % de la pollution atmosphérique, bien loin derrière l'industrie ou le chauffage domestique...

Source : Article paru dans la revue l'Automobile éditée par L'Automobile Club Association - novembre 2016.

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