The Transat CIC : un plateau prestigieux et de sacrées promesses
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Publié le 15/03/2024
Temps de lecture : 6mn
Le 28 avril prochain, 33 skippers en IMOCA et 13 en Class40, dont certains des plus brillants et des plus talentueux, et 2 en catégorie Vintage, s’élanceront depuis Lorient. Direction New York City au fil d’un parcours particulièrement exigeant dans l’Atlantique Nord. Ce vendredi, OC Sport Pen Duick, l’organisateur de la course, les marins engagés ainsi que les partenaires de l’évènement se sont réunis à l’occasion de la conférence de presse afin de lancer The Transat CIC. En ligne de mire, une transatlantique unique, concentré de sport, d’exigence et de résistance pour continuer à écrire l’histoire d’une course de légende.
Les marins sont superstitieux mais ils sont aussi attachés à l’histoire de leur discipline et à tous ceux qui se sont employés à l’écrire. Alors, les 48 participants à The Transat CIC connaissent la longue filiation de cette course, héritière de la ‘transat anglaise’ née en 1960. Elle a acquis ses lettres de noblesse à travers des marins d’exception, un certain Éric Tabarly s’y est révélé (1964, 1976), Francis Chichester (1960) et Alain Colas (1972) y ont acquis une stature, Loïck Peyron en a fait son jardin (1992, 1996, 2000, 2008)…
Un parcours très exigeant
C’est dans les pas de leurs illustres prédécesseurs qu’ils s’inscrivent lors de ce premier grand temps fort de la saison. Tous se donneront rendez-vous à Lorient, port de départ, afin de partager le plaisir des « jours d’avant » avec le grand public pendant toute la durée du village, du mardi 23 au dimanche 28 avril. Puis, place donc au ‘top départ’ direction New York.
Avant de s’offrir les joies de l’arrivée, il faudra faire preuve d’une sacrée capacité de résistance. Les phénomènes météos peuvent en effet être particulièrement virulents dans l’Atlantique Nord au sortir de l’hiver. Les skippers devront ainsi progresser face aux tempêtes, face au vent, le plus souvent au près. Des conditions qui s’annoncent exigeantes pour les bateaux comme pour les marins qui retrouveront les joies du solitaire, un an après une saison dédiée au double.
Des talents à tous les niveaux
Sur la ligne de départ, les talents ne manqueront pas. Parmi les 33 skippers IMOCA figurent en effet tous ceux qui se sont illustrés lors des courses de la saison passée. On retrouvera Charlie Dalin (MACIF Santé Prévoyance), vainqueur de la Rolex Fastnet Race, Yoann Richomme (IMOCA Paprec Arkéa) qui s’est imposé sur le Retour à la Base. Le plateau IMOCA compte également six femmes et plusieurs skippers étrangers, à l’image des bizuths de cette course Oliver Heer (Oliver Heer Ocean Racing) et James Harayada (Gentoo Sailing Team).
La bataille s’annonce également particulièrement intéressante en Class40. On pourra en effet compter sur Alberto Bona (IBSA), vainqueur du championnat l’an dernier, Ambrogio Beccaria (Alla Grande - Pirelli), le lauréat de la Transat Jacques Vabre et de la CIC Normandy Channel Race, ou encore Ian Lipinski (Crédit Mutuel) qui s’était imposé au Défi Atlantique. Amélie Grassi (La Boulangère Bio), Fabien Delahaye (LEGALLAIS), Nicolas d’Estais (CAFÉ JOYEUX), Aurélien Ducroz (CROSSCALL) et Axel Trehin (Project Rescue Ocean) peuvent aussi prétendre à la victoire. Ce sera également le grand retour de Vincent Riou, en solitaire, à bord de Groupe Pierreval - Fondation GoodPlanet. Il fera partie des skippers les plus expérimentés avec Jean Le Cam (64 ans, Tout Commence en Finistère – Armor-Lux, IMOCA). C’est donc une flotte particulièrement éclectique puisque de très jeunes skippers tentent aussi l’aventure, à l’instar de Violette Dorange (22 ans, DEVENIR, IMOCA) et de Thimoté Polet (23 ans, ZEISS, Class40), qui s’alignera au départ de ce monument de la course au large, le 28 avril prochain.