Vieillir chez soi : conseils, aides et aménagements

Conserver son logement, ses habitudes et ses souvenirs est une priorité pour la grande majorité d'entre nous : 85% des Français souhaitent vieillir chez eux le plus longtemps possible1. Pour y parvenir, anticiper est indispensable : adaptation du logement, financements, protection de vos proches...Voici tout ce qu’il faut savoir pour aborder sereinement cette étape de la vie.

  • Assurances

Par Paul

Temps de lecture : 2minutes

En résumé

Il existe des solutions pour rester chez soi, même en situation de dépendance :

  • anticiper les problèmes de santé avec une complémentaire santé adaptée
  • s'assurer pour pouvoir financer le matériel médical ou encore une aide à domicile
  • choisir un crédit adapté pour aménager son logement ou sa voiture
  • opter pour la téléassistance en cas de chute

Pourquoi bien vieillir à domicile est important ?

Conserver ses repères favorise l'équilibre mental et le bien-être au quotidien : rester chez soi permet avant tout de préserver son autonomie dans le temps, et de maintenir une bonne qualité de vie. Entouré de ses objets personnels, de son voisinage et de ses commerces de proximité, un senior conserve ses habitudes et son indépendance. Bien vieillir, c'est avant tout préserver sa santé le plus longtemps possible, notamment en choisissant une complémentaire santé adaptée à ses besoins.

Voir notre complémentaire santé senior

S'assurer pour la dépendance liée au vieillissement

Personne n'aime envisager la perte d'autonomie, mais la préparer est le meilleur moyen d'épargner des tracas financiers et logistiques à sa famille. Notre assurance Plans Autonomie intervient pour pallier les dépenses souvent élevées liées à la dépendance.

  • Pourquoi souscrire ? 

    La perte d'autonomie due à l'âge peut toucher chacun d'entre nous. L'anticiper permet de vieillir sereinement, en restant rassuré en cas de problème de santé.

  • Le fonctionnement de notre offre

    En cas de dépendance, le contrat prévoit le versement d'un capital, d'une rente ou des deux. Le but ? Vous permettre de financer des travaux d'aménagement de votre logement ou faire face aux nouvelles dépenses récurrentes, comme une aide à domicile, par exemple. Cette solution vous permet de ne pas piocher dans vos économies, ou solliciter financièrement vos proches.

  • Les autres avantages

    Des services d'assistance pour vous (aide ménagère, garde d'animaux, livraison de médicaments...) et pour vos proches (soutien psychologique, transport...) vous accompagnent au quotidien.

Adapter son logement et son mode de transport

Nous vous proposons deux prêts autonomie à 0% pour financer vos travaux : le Crédit Adaptation Logement2 et le Crédit Véhicule Adapté3.

  • Pour rester à domicile

    La situation de dépendance peut nécessiter un aménagement du logement, pour prévenir les chutes, améliorer l'accessibilité, la sécurité et le confort. Adaptation de la salle de bain avec une douche à niveau ou une barre d'appui, élargissement des portes pour circuler en fauteuil roulant, remplacement d'un escalier par un monte-escalier électrique... Ces travaux indispensables peuvent rapidement devenir coûteux.

  • Pour se déplacer

    Se déplacer de manière autonome peut aussi représenter des dépenses importantes selon la perte d'autonomie : l'aménagement du véhicule (sièges pivotants, commandes adaptées, rampe d'accès) demande systématiquement l'intervention d'experts.

La téléassistance, l'allié indispensable du maintien à domicile

En cas de malaise ou de chute, pouvoir donner l'alerte à tout moment est rassurant, autant pour vous que pour vos proches. La téléassistance Senior Assistance vous offre la tranquillité d'esprit : des opérateurs disponibles 24h/24 depuis un boîtier d'assistance, un dispositif de sécurité à porter sur soi en permanence, des détecteurs de fumée et de monoxyde de carbone... profitez de votre foyer en toute tranquillité.

Voir notre système de téléassistance

Vos questions sur le vieillissement à domicile

Quelles aides pour rester chez soi en situation de dépendance ?

Plusieurs aides publiques sont proposées en France :

  • Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) : versée par le département, elle finance en partie ou en totalité les dépenses nécessaires pour rester à domicile (aide humaine, portage de repas, téléassistance, etc.). Le montant varie selon le degré de dépendance (évalué via la grille AGGIR) et les ressources du demandeur, avec un plafond mensuel adapté à chaque situation. L’APA est accessible sous conditions d’âge (à partir de 60 ans) et de résidence en France​.
  • MaPrimeAdapt’ : aide unique de l’État, gérée par l’ANAH, pour financer les travaux d’adaptation du logement (douche de plain-pied, monte-escalier, rampes, etc.). Elle vise à sécuriser l'environnement des personnes en perte d’autonomie. Un diagnostic par un ergothérapeute est souvent requis pour valider les financements.
  • Réduction d’impôt de 50% pour l’aide à domicile : ce dispositif fiscal permet de réduire de 50% les dépenses engagées pour des services d’aide à domicile (ménage, assistance, garde), dans la limite de plafonds fiscaux. Les aides publiques perçues (comme l’APA) doivent être déduites du montant déclaré​.
  • Crédit d’impôt « Autonomie » : un crédit d’impôt de 25% est maintenu pour l’installation d’équipements spécifiques (barres d’appui, sièges de douche, etc.)​⁠.
  • Caisses de retraite : certaines caisses proposent des aides spécifiques pour le maintien à domicile, comme le financement d’une aide ménagère ou d’autres services d’assistance​⁠.
  • Aide au maintien à domicile (AMD) : pour les retraités de la fonction publique d’État, une aide spécifique existe pour prévenir la perte d’autonomie et faciliter le maintien à domicile​.

Qu'est-ce que la grille Aggir ?

La grille AGGIR (Autonomie, Gérontologie, Groupes Iso-Ressources) est un outil d'évaluation standardisé utilisé en France pour mesurer le degré de perte d'autonomie des personnes âgées. Elle permet de classer les individus en six groupes (GIR 1 à GIR 6) en fonction de leur capacité à accomplir seuls les actes essentiels de la vie quotidienne.

  • GIR 1 : personnes confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales sont gravement altérées et qui nécessitent une présence indispensable et continue d’intervenants
  • GIR 2 : personnes confinées au lit ou au fauteuil, dont les fonctions mentales ne sont pas totalement altérées, mais qui nécessitent une prise en charge pour la plupart des activités de la vie quotidienne
  • GIR 3 : personnes ayant conservé leur autonomie mentale, partiellement leur autonomie motrice, mais qui ont besoin d’une aide plusieurs fois par jour pour les soins corporels
  • GIR 4 : personnes n’assumant pas seules leurs transferts mais qui, une fois levées, peuvent se déplacer à l’intérieur du logement. Elles ont besoin d’aides pour la toilette et l’habillage
  • GIR 5 : personnes autonomes pour se déplacer et manger, mais nécessitant une aide ponctuelle pour certains actes de la vie quotidienne
  • GIR 6 : personnes encore autonomes pour les actes essentiels de la vie quotidienne

Cette évaluation est réalisée par une équipe médico-sociale (médecin, infirmier, travailleur social...) lors d’une visite à domicile ou en établissement. Elle sert de base pour déterminer l’éligibilité et le montant des aides.

Quand faut-il envisager une autre solution de logement ?

Envisager de quitter son logement devient nécessaire lorsque le maintien à domicile n’est plus sûr, réalisable ou souhaitable pour la personne en perte d’autonomie. Par exemple :

  • Sécurité compromise : si l’état de santé ou les limitations physiques rendent le logement actuel dangereux (risque de chutes, impossibilité de se déplacer seul, absence d’assistance suffisante).
  • Isolement social ou géographique : absence de proche aidant ou de réseau de soutien à proximité, ou environnement inadapté (logement en étage sans ascenseur, éloignement des services médicaux).
  • Charge trop lourde pour les aidants : lorsque la prise en charge à domicile épuise les proches ou que leurs propres contraintes (professionnelles, familiales) ne permettent plus d’assurer un accompagnement de qualité.
  • Besoins médicaux ou d’assistance permanente : si la personne nécessite une surveillance médicale 24h/24, des soins spécialisés ou une assistance pour tous les actes de la vie quotidienne (GIR 1 ou 2 sur la grille AGGIR), un hébergement en établissement spécialisé (EHPAD, résidence autonomie, unité de soins de longue durée) peut être plus adapté​⁠.
  • Coût ou complexité des aménagements : si les travaux d’adaptation du logement sont trop onéreux, techniquement irréalisables, ou que les aides financières ne couvrent pas suffisamment les besoins​⁠.
  • Volonté de la personne : si la personne elle-même exprime le souhait de quitter son domicile pour bénéficier d’un cadre plus sécurisé, socialisant ou adapté à sa dépendance.

Quels équipements sont les plus utiles pour aménager son domicile ?

Les équipements les plus utiles pour aménager un domicile en cas de perte d’autonomie visent à sécuriser les déplacements, faciliter les gestes du quotidien et prévenir les chutes. Voici quelques exemples :

Salle de bain

  • Douche de plain-pied avec siège et barres d’appui.
  • Robinetterie à levier unique ou mitigeur thermostatique.
  • WC surélevé avec barres de soutien et abattant amorti.
  • Tapis anti-dérapants au sol.

Déplacements

  • Monte-escalier (électrique ou plateforme) pour les escaliers intérieurs ou extérieurs.
  • Rampe d’accès à l’entrée du logement.
  • Déambulateur, canne ou fauteuil roulant adaptés à l’espace.
  • Éclairage automatique ou détecteurs de mouvement dans les couloirs et escaliers.

Cuisine

  • Plan de travail à hauteur réglable.
  • Évier avec espace sous vasque pour permettre l’approche en fauteuil.
  • Ustensiles ergonomiques (poignées adaptées, couverts à gros manches).

Sécurité et confort

  • Téléassistance (bouton d’urgence portable ou détecteur de chute).
  • Détecteurs de fumée et de gaz connectés.
  • Lits médicalisés (réglables en hauteur, avec barrières si nécessaire).
  • Fauteuils releveurs pour faciliter le passage de la position assise à debout.

Aménagements complémentaires

  • Sol antidérapant et sans obstacle (tapis fixés, fils électriques dissimulés).
  • Poignées de porte et interrupteurs accessibles (à hauteur adaptée).
  • Domotique (volets roulants électriques, commandes vocales pour l’éclairage ou les appareils)

Le MAGAZiNE

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