Débloquez les fonds de vos crédits
- Crédits
Imprévus ou projets personnels, demandez l’étalement de vos dépenses et le déblocage de vos crédits en toute simplicité.
Hypothèque, cautionnement, Hypothèque Légale Spéciale du Prêteur de Deniers (anciennement Inscription en Privilège de Prêteur de Deniers)... Tout ça ne vous parle pas ? Pourtant, lorsque vous empruntez pour un projet immobilier, ce sont des termes qu'un conseiller va certainement employer. Alors, quelle garantie correspond à votre situation ? Comment éviter les frais superflus ? Le guide ultime pour choisir sans se tromper (et payer moins cher).
Temps de lecture : 4 minutes
Sommaire
Imaginez : vous prêtez 200 000 € à un ami pour qu’il achète sa maison. Que feriez-vous si, demain, il n’était plus capable de vous rembourser ? Vous iriez toquer à sa porte, évidemment... Mais s’il n’a vraiment plus aucun moyen de vous rembourser, comment récupéreriez-vous votre argent ?
C’est exactement ce pourquoi la banque exige une garantie lorsqu’elle vous prête de l’argent pour un projet immobilier. En d’autres termes, c’est son filet de sécurité, un moyen légal de se rembourser même si vous n’êtes plus en capacité de payer.
Concrètement, en cas de défaut de paiement, une garantie permet à la banque de :
Bien choisir sa garantie, c’est comme négocier son taux d’intérêt : ça se travaille, et ça peut vous faire économiser. En effet, notez que certaines garanties sont plus chères, d’autres sont plus risquées. Le tout c’est de bien les comparer et de sélectionner celle qui sera la plus adéquate dans votre situation.
Certainement la garantie la plus connue. En toute honnêteté, c’est souvent la plus chère mais également la plus sécurisante si votre situation est complexe.
La banque inscrit un droit sur votre bien au fichier des hypothèques. Si vous ne payez plus, elle peut vendre la maison pour se rembourser, même si sa valeur a baissé. Cet acte doit être notarié et entraîne, en plus de frais de notaire, des frais liés à la taxe de publicité foncière.
| Poste de dépense | Coût estimé |
|---|---|
| Frais d'hypothèque | 1,5% à 2% du prêt |
| Frais de mainlevée (s’appliquant pour lever l’hypothèque en fin de prêt) | 0,5% à 1% du prêt |
Certes moins chère, le cautionnement est cependant plus stricte que l’hypothèque.
C’est assez simple : l’organisme se porte garant pour vous. Ainsi, si vous ne pouvez plus payer vos mensualités de crédit immobilier, c’est l’organisme qui s’est porté caution qui paiera à votre place.
| Poste de dépense | Coût estimé |
|---|---|
| Frais de dossier | 500 € à 1 000 € (non remboursables) |
| Commission de caution | 0,5% à 1,5% du prêt |
L’Hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers, abrégé en HLSPD, est une garantie similaire à l’hypothèque. Elle offre la sécurité d’une hypothèque... à moindre frais.
La banque inscrit un privilège sur votre bien et un acte notarié est réalisé, comme une hypothèque, mais, contrairement à l’hypothèque, il n’y a pas de taxe de publicité foncière (d'où les frais réduits).
| Poste de dépense | Coût estimé |
|---|---|
| Frais d'HLSPD | Entre 0,8% et 1,2% |
| Frais de mainlevée | 0,3% |
Moins connu, le nantissement est une forme de garantie utile dans certaines situations spécifiques. Cependant, dans ce cas, qui dit plus rare dit également plus risqué...
Vous bloquez un compte épargne, un compte-titres ou un contrat d’assurance-vie en guise de garantie. Si vous ne payez plus, la banque prélève dessus.
| Poste de dépense | Coût estimé |
|---|---|
| Frais de nantissement | Entre 200 € et 500 € |
| Frais de mainlevée | Aucun frais de mainlevée |
Beaucoup d’emprunteurs l’ignorent mais il est tout à fait possible de réduire les frais de garanties de votre prêt immobilier. Avec les bonnes astuces, vous pouvez les faire diminuer. Conseils :
| Stratégie | Économie estimée |
|---|---|
| Négociation directe | Entre 500 € et 1 500 € |
| Apport > 20% (passage en caution) | Entre 2 000 € et 3 000 € |
| Regroupement de crédit | Entre 300 € et 800 € |